Été 2006 / Laugavegur Jour 1

Le bus nous arrive aux alentours de midi à Landmannalaugar, et nous partons après avoir profité de la rivière chaude.

Le sentier démarre sur un coulée de lave assez récente, avec vu sur les montagnes de sables colorés recouvert d'un peu de mousse verte. C'est surréaliste. Nous passons sur la montagne la plus colorée, avec du rouge, du jaune, du bleu du vert. Et des solfatares qui crachent de la vapeur.

Nous laissons les touristes et continuons sur le sentier, nous perdre dans le désert. Dunes de sables, lacs fumants bleu clair, bouts de glaciers et panaches de fumée à l'horizon, c'est extraordinaire ! On s'approche des panaches, passe dans une vallée verte où coule une eau chaude avec plein de lacs fumants, de « marmites du diable », des mousses fluo, même des moutons !

Ensuite, le décor s'assombrit puisque le sol est fait d'obsidienne. Heureusement, les glaciers viennent augmenter la luminosité. C'est dans ce décor qu'apparaît le premier refuge, une dizaine de km après Landmannalaugar. Les tentes sont plantées sur les pierres (?), avec des murets de pierres pour les protéger du vent. On décide de continuer notre chemin pour le refuge suivant, à 10 km d'ici.

Là encore le paysage change : les dunes sont marrons et entre elles on trouve des ruisseaux et très souvent des névés. Au loin, toujours des panaches de vapeur, on passe également sur des sources chaudes qui bouillonnent, près de glaciers... Malheureusement, le temps tourne, et le brouillard tombe. On s'en tient donc au sentier.

La descente vers le refuge s'amorce vers Alftavatn, et on découvre cette vallée en passant sous le brouillard. Une vraie vallée des dinosaures ! Rien que du vert par terre, pas d'arbres, des montagnes basiques, noires au sommet, vert fluo sur les flancs. Et le lac au milieu. On arrive au refuge près du lac vers 10h du soir ; au bout de 20 km, il est temps d'aller dormir.

C'était probablement la plus belle journée de ma vie jusqu'à maintenant.

cc-by-sa Aurélien Coillet